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Équitation ludique en extérieur - Fiche d’activité

Les jeux en question permettent de mettre en relation les participants, leurs montures et les terrains d’action. Ils peuvent être réalisés aussi bien en début de séjour, qu’en milieu ou en fin, avec des enfants ou bien des adultes, des novices ou des confirmés, il suffit d’adapter !







Comment permettre aux participants de se détendre du haut de leur monture ? Et d’en bas ? Tout en les mettant en relation avec le terrain ? Comment évaluer les compétences acquises durant un séjour de manière amusante ? Voici quelques jeux qui permettent de répondre partiellement à ces questions.

Pourquoi à cheval ?
Certains séjours, au sein d’Objectif Sciences International, intègrent la pratique de l’équitation comme moyen de suivi animal non-invasif (voir www.prog-panthera.com).

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En route pour la forêt

Il est intéressant d’intégrer le cheval et le poney comme support d’éducation. Le contact apporte énormément à l’homme, en effet, c’est un animal imprévisible et hypersensible qui ressent très bien les émotions de son cavalier. Celui-ci se doit alors de maîtriser au mieux ses émotions. Le contact avec le cheval permet d’apprendre des règles de conduites envers le poney mais également envers les autres. Pour finir, c’est un sport qui permet de développer, avant tout, la coordination et la maîtrise de l’équilibre.

Cela permet de développer le respect de l’animal, des autres et des règles donc la socialisation. Au niveau psychologique, l’équitation permet d’apprendre à gérer la pression.

La réalisation de jeux à cheval permet aux cavaliers de mettre en pratique les techniques de l’équitation sans avoir l’impression de « travailler », en effet, nombre d’entre nous ont peut-être souvenir de ces cours interminables à tourner dans un manège ou tout simplement en salle de classe. Ainsi, les cavaliers se décontractent plus facilement et rapidement. De plus, cela permet de créer un lien avec son cheval en le connaissant davantage..

L’importance du Jeu

Le jeu est une activité naturelle ayant une large valeur pédagogique. Il permet de se développer, d’explorer, de découvrir, de s’exercer et d’apprendre tout en étant dans le registre du plaisir.

Le jeu rend acteur les participants et instaure des situations ludiques dans lesquelles les participants vont chercher des réponses pour réussir. Ces réponses seront alors mieux intégrées que si ses connaissances sont dites directement. Dans le cadre des jeux à cheval, il permet d’apprendre par le plaisir et d’offrir une dérivation, un centre d’intérêt qui détourne le cavalier de sa peur ce qui créé une motivation vers la réussite tout en relativisant.

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Jeux à poney, en manège


Ainsi, le jeu permet d’aborder des notions complexes sans se prendre la tête ! Les participants intègrent alors des connaissances pratiques et théoriques sans même s’en rendre compte. Pour que cela fonctionne au mieux, l’éducateur scientifique doit veiller à adapter son activité aux capacités psychomotrices de son public.

La pédagogie par le jeu et la pédagogie de mise en situation ont été développées entre autres par J.Piaget et L.Vygotsky. Elles permettent de rendre les publics acteurs de leurs apprentissages. Ainsi en s’adaptant à son public, l’animateur reste dans une pédagogie essentiellement active où il se doit de trouver le jeu ou la mise en situation adaptée, donner des réponses et conseils techniques aux bons moments, etc.

Les jeux qui suivent permettent avant tout d’apporter des savoir-être et des savoir-faire et de confirmer des connaissances « pures ». En effet, le nombre et le type de connaissances qu’aborde ces jeux reste limité (et encore, c’est à voir !).

Les jeux présentés peuvent avoir comme objectifs généraux de permettre la découverte du terrain, d’apporter des connaissances, de développer l’entraide, la solidarité et d’améliorer sa technique équestre en gagnant de l’autonomie.

Les objectifs opérationnels liés à ses différents jeux peuvent varier en fonction des séjours. Ils peuvent concerner le niveau équestre, les connaissances acquises, les savoir-faire et/ou savoir-être acquis, etc.

Exemples d’objectifs opérationnels possibles :
le participant doit pouvoir reconnaître 3 arbres en se servant des méthodes d’identification ;
le participant doit réussir à se déplacer à cheval de manière autonome pour aller d’un point A vers un point B.

 Le jeu du béret

Une variante du béret, vous savez, ce jeu si connu … on s’appelle par des numéros … on court chercher le béret au centre ! Sauf qu’ici au lieu du béret se trouve des objets rencontrés lors du séjour (réel ou en image cartonnée). Le jeu permet donc de faire une approche ou un bilan amusant.

Déroulement :
Deux équipes équitables sont créées. Chacune se place derrière une ligne opposée. Le meneur donne individuellement un « nom » à chaque participant. Le meneur de jeu se place de manière à être entendu de tous les participants. Il annonce alors des noms afin qu’au moins une personne de chaque camp sois appelée et précise un objet à récupérer ou bien un indice concernant cet objet. Les participants appelés s’avancent vers cet objet, un d’entre eux le prend et l’adversaire doit essayer de récupérer cet objet avant que l’autre ne le ramène à son camp. Pour récupérer l’objet il doit toucher l’adversaire (ceci peut varier en fonction du niveau des cavaliers).

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Jeu de béret, en manège

Les énigmes pour savoir quel objet récupérer doivent être adaptées au public de manière à ce que cela entraîne une réflexion (que ça ne soit pas trop facile de savoir quel objet trouver pour que la « connaissance » soit valorisée par rapport aux compétences physiques une majorité du temps).

Les objets peuvent être mis en hauteur en fonction de la taille des chevaux mais si les cavaliers sont très à l’aise il peut être intéressant de les poser directement au sol.

Je propose une « zone d’arrêt » qui permettrait aux joueurs de ralentir et d’arrêter leurs montures avant de rentrer dans l’équipe adverse. En effet, c’est un adaptation à prendre en compte lorsque l’on joue avec des chevaux, afin que les animaux ne se bousculent pas.

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Schéma du terrain de Béret
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Légende du schéma

Variantes : A faire en fin de jeu lorsque les joueurs ont intériorisé le principe et que tous les objets ont déjà été appelés : la « Salade ! » où tous les participants sont appelé à aller chercher un objet au milieu.

Lieux : Le jeu peut se dérouler dans un manège, une carrière ou encore dans un pré. Il peut également s’adapter a un lieux moins « vide » comme une forêt.
Temps de préparation : prévoir en amont du temps pour réfléchir et préparer les objets à utiliser de manière adaptée aux circonstances
Durée : de 20 min à 1 heure
Moyens humains : un seul animateur suffit.
Matériel :
- les objets au centre : des images, des outils utilisés …
- des plots permettant de mettre l’objet à hauteur des cavaliers (chandeliers, plots, cubes …)

Remarque : Tous les participants ne sont pas obligés d’être à cheval, certains peuvent jouer à pied.

 Arbre mon ami à cheval

Déroulement :
Le jeu se fait en binôme, un à cheval et l’autre à pied. Le participant à pied guide le cavalier qui a les yeux bandés (si la personne a peur elle peut tout simplement les fermer). Le piéton promène le couple cavalier/cheval vers l’arbre de son choix afin qu’il l’identifie avec la méthode souhaitée (toucher l’écorce, les feuilles, sentir l’odeur de la sève, etc) puis le ramène au point de départ. Le cavalier ouvre alors ses yeux et doit essayer de retrouver l’arbre qu’il a « ressenti ».

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Quel est cet arbre ??

Ce jeu peut varier suivant le niveau des cavaliers, il faut tout de même que les cavaliers ne soit pas débutants, ou tout du moins pas stressés. Les deux participants peuvent être à cheval, ou cela peut être le cavalier qui emmène le piéton aveugle …

Ce jeu permet de développer la sensibilité à la nature.
Le jeu permet d’aborder, en amont ou en aval, les techniques d’identification de la flore. Cela peut être de manière générale : quelles sont les caractéristiques importantes pour identifier ? Ou plus précises : les caractéristiques spécifiques du chêne. Cela peut également permettre d’aborder l’identification de la faune.

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A cheval, dans les prés

Temps de préparation :très rapide !
Durée : de 30 min à plus d’une heure en fonction du groupe et des objectifs recherchés
Lieux : L’idéal est une forêt, suffisamment dégagée pour se déplacer aisément à cheval. Mais le jeu peut être adapté à un pré, il suffit qu’il y ait quelques arbres à disposition.
Moyens humains : au moins un animateur et plus suivant l’autonomie des participants
Matériel :
- des poneys (au moins 1 pour 2)
- des bandeaux

 Des règles de sécurité à instaurer :

- Tenue vestimentaire adaptée (pantalon souple, chaussures adaptées, manches longues recommandées) ;

- Bombe/casque (homologué 3 points).

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A chacun son casque !

- Les animateurs ne sont pas obligatoirement des cavaliers expérimentés, cependant il est recommandé qu’ils connaissent l’animal ;

- « STOP ! » signale l’arrêt de tous les participants (cavaliers et piétons). Le signal peut être crier par un animateur ou un joueur. Ceci doit être bien expliquer à tous les protagonistes en amont afin de permettre l’arrêt total du jeu en cas de danger le plus rapidement possible ;

- Rester vigilant aux réactions des poneys (peur, agressivité envers les autres, …) et les faire passer en priorité par rapport au jeu ;

- Respecter l’allure (pas-trot-galop) définit au préalable (le meneur doit prévenir les joueurs de l’allure maximum et aucun d’entre eux ne doit la dépasser au risque de sanction ! ).

De nombreux jeux peuvent être ainsi adaptés à la pratique de l’équitation et à la découverte de l’environnement.

A VOS PONEYS !

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A vos poneys !

Pour aller plus loin, des lectures ayant forgé mon inspiration : Serveau , A. (2011). 70 Jeux à poney. Ed.Belin.
Pelletier-milet, C. (2004). Un poney pour être grand : psychopédagogie du jeune enfant. Ed.Belin.
Espinassous, L. (2007). Pistes. Ed.Milan.
Lanta, Q. & Hequet, M. (2011). La récré des cavaliers. Amphora.



Nicole Le Gouil,
date de publication : 28 février 2015,
date de dernière mise à jour : 26 mars 2014


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