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« L’initiation de la cueillette et l’agriculture pour les petits mangeurs intelligents »

La proposition du programme pédagogique pour l’éducation de mangeurs intelligents, qui seront responsables pour un meilleur avenir de notre terre nourricière.







Le motif du choix de ce thème.

Depuis mon enfance, j’étais une fille très gourmande, très curieuse vis-à-vis des nourritures. J’ai adoré à jouer à être une petite cuisinière, en ramassant les petites herbes dans le jardin de l’école maternelle. Quelques années plus tard, une encyclopédie de plantes comestibles est devenue ma bible. Non seulement des fruits, le riz récolté séché dans les champs, des plantes aromatiques poussées dans les jardins de chez voisin, mais aussi les mauvaises herbes dans la rue, je goutais tout qui me semblait bon à manger.

J’ai fait souvent des ennuis à ma mère, élevée à la ville, en apportant mes récoltes sauvages du jour à la maison. Mais parfois on les a cuisinés ensemble, et je me rappelle encore les goûts délicieux. Ayant été envahie par l’urbanisme, malheureusement, la majorité des rizières et jachères ont disparus très rapidement sous les appartements construits.

Attirée par une série d’article sur l’histoire des produits alimentaires dans un journal, j’ai fait mes études à la faculté d’agronomie dans la région de Shizuoka. Ensuite, ayant été séduite par la richesse des aliments qui y était, je me suis spécialisée dans le domaine de la sociologie rurale.

Et maintenant, je vis dans un pays de la gastronomie, la France, depuis 7 ans. Ayant travaillé dans des fermes et des cuisines gastronomiques, étudiée à l’AgroParisTech, je n’ai pas cessée mes intérêts envers les produits alimentaires. Je goûte toujours des herbes sauvages lorsqu’on part dans des campagnes. Je connais très bien, où on trouve des arbres fruitiers dans 5e arrondissement à Paris.

La différence de notions entre France et Japon, sur les plantes comestibles.

« Il y a moins d’habitude sur la consommation de plantes sauvages en France qu’au Japon, à part des fruits et des champignons et des herbes aromatiques. » comme disait Mme Jane Cobbi, chercheuse, anthropologue du CNRS, je trouve qu’un bon connaisseur de plantes comestibles comme le chef Daniel Zenner l’auteur du livre, « Gastronomie et Plantes Sauvages Tome 2 (ID édition, 2011) » reste assez rare en France.

Au Japon, encore aujourd’hui dans la campagne, mes amis pratiquent la cuisine de plantes sauvages, tel que les pousses de plantes, la tige de péagiste, la pousse de prèle, certaines variétés de fougères sauvages. Cependant, les jeunes en ville ont commencé à les oublier. Certaines plantes, qui étaient sauvages ont commencé à être cultiver dans les champs. Mais ceux qui sont cultivés ne gardent ni le même goût d’autrefois et ni ne donnent du plaisir aux enfants de trouver ces trésors dans la nature.

L’application de la cueillette de plantes comestibles dans l’éducation alimentaire.

Désormais la société, et la technique agricole dans les pays développés sont tellement avancées, et modernisés que désormais, les hommes n’ont plus besoin de pratiquer la cueillette des plantes sauvages pour compléter leurs nutritions alimentaires.

Or, l’origine de tous les légumes a été une plante sauvage. « Ne manges pas des plantes sauvages comme des animaux. Tu vas t’intoxiquer ! » conseillent, mes amis. Mais à mon avis, la cueillette de plantes sauvages pourrait être une bonne méthode pédagogique pour éveiller un talent instinctif d’un enfant, que les adultes dans la société moderne oublient, à force de croire l’omnipotence de l’homme sur la terre.

Proposition d’un programme pédagogique

En participant à la conférence, organisée par la chaire de l’UNESCO « l’alimentation du monde » le 13 Décembre 2012 à Paris, j’ai appris que l’éducation alimentaire et le développement durable sont des sujets privilégiés par eux de nos jours.

Ainsi, en combinant l’activité de la cueillette de plantes sauvages avec les sujets pédagogiques de l’agronomie et des pratiques culinaires, j’ai rédigé une proposition de programme pédagogique, composé en six étapes. Je suppose que ce programme qui nécessite une réflexion, interdisciplinaire aux enfants (l’écologie, l’histoire, l’anthropologie, la biologie et l’agronomie, par exemple) pourra être un exemple d’outil d’études pour l’éducation de mangeurs intelligents, qui seront responsables pour un meilleur avenir de notre terre nourricière.


L’exemple du programme.


Etape 1. Trouvons et dégustons les trésors dans la nature

L’objectif : Faire réfléchir aux avantages et aux difficultés d’approvisionnement avec des produits sauvages, en expérimentant la récolte de plantes et de fruits sauvages, avec l’initiative de spécialistes, Cette étape peut se découpée en quatre thèmes d’activité.

1. Trouver des plantes ‘appétissants’ pour vous dans le terrain d’activité, et identifier le nom dans l’encyclopédie. Et classer ceux, qui sont toxiques et non toxiques pour les hommes. Et vérifier le résultat avec « le maître des plantes ». Donner au cours de cette activité des explications sur les risques d’intoxication et quelques bases sur les techniques de détoxication de plantes sauvages, semble nécessaire pour prévenir des actes trop aventuriers de la part des élèves.

2. Aller chercher l’ingrédient pour le cours de cuisine sous l’initiative du maître de plantes.

3. Cuisiner les plantes avec les maîtres.

4. Échanger l’opinion sur le goût de chaque plat. Faire discuter si on aurait trouvé une similarité de goût entre les plantes sauvages et d’autres produits qu’on peut acheter dans des supermarchés.

Remarque.

Il peut être intéressant que les maîtres de plantes soit des habitants locaux retraités. Cela permettra de donner une occasion aux élèves de mieux comprendre la pratique alimentaire de la région par le point de vue anthropologique, lier une relation intergénérationnelle, et mettre en valeur du savoir-faire locaux.

Si les élèves sont plus âgés, on peut ajouter effectivement quelques explications sur le rapport entre les espèces indigènes et les espaces d’origines étrangers pour enrichir leurs discussions.


Etape 2. D’où viennent-ils, les produits dans nos assiettes ?

L’objectif : Cette étape est organisée afin de faire réfléchir les élèves sur les raisons pour lesquelles les hommes ont commencé à favoriser la cuisine et la culture de la terre et la cueillette. Les élèves se répartissent entre eux sur des activités correspondant aux quatre thèmes indiqués ci-dessous,

1. Dessiner les ingrédients utilisés dans des plats que vous aimez, et les classer, catégoriser selon la caractéristique de leurs provenances.

2. Lister des plats que vous avez cuisinés avec des produits, issus de la cueillette sauvage. Et raconter vos expériences. (Si les élèves habitent dans des zones géographiques variés, on pourra lancer une comparaison de chaque opinion.)

En se souvenant des expériences que les élèves ont acquises au cours de l’Etape 1, discuter les avantages et les désavantages de l’approvisionnement par des cueillettes dans la nature.

3. Classer les ingrédients végétaux cités dans le thème 1 et 2, selon la saison de récolte de chaque produit

4. Diviser la classe en deux et lancer le débat avec le thème, « L’agriculture, et la cuisine, laquelle est la plus importante pour les hommes, »

Remarque.

Les cuisiniers professionnels peuvent être des animatrices idéales pour ces étapes. La présence des producteurs agricoles, notamment des acteurs locaux qui lancent le projet de la ferme bienvenu à la ferme où accueil paysan est aussi intéressant.


Etape 3. L’histoire d’un légume

L’objectif : Approfondir la connaissance sur l’histoire de l’agriculture et l’origine de légumes qu’on consomme quotidiennement. Apprendre la fonction nutritionnelle de chaque légume et guider des élèves à réfléchir, « pourquoi ce légume a été favorisé dans le monde. »

1. Diviser la classe en plusieurs groupes. Chaque groupe doit choisir un légume populaire. Et lancer la recherche d’informations sur ce légume au niveau de

l Son origine et l’histoire de son développement l Sa qualité nutritionnelle l Sa recette dans le monde. l Ses cultivateurs et les consommateurs dans le monde.

2. Expliquer l’histoire de l’agriculture dans le monde aux élèves

3. Chaque groupe fait l’exposé du résultat de leur recherche sur la légume et déroule les débats.


Etape 4. Apprendre la culture et la cuisine des légumes

L’objectif : Ayant une relation avec des cultivateurs dans leurs champs, les élèves approfondissent la connaissance d’un légume qu’ils ont étudié dans l’étape 3.

1. Visiter les jardinier amateur ou un petit maraîcher et apprendre la méthode de culture du légume thématique de chaque groupe.

2. Aider le travail du producteur (désherber, arroser etc.) et récolter le légume thématique de chaque groupe.

3. En apprenant la méthode de cuisine avec un cuisinier professionnel, déguster les plats, préparés avec les différentes variétés du même légume. Et comparer le goût du légume dont les variétés sont différentes.

4. Visiter une grande exploitation de maraîchage professionnel.

5. Lancer un échange d’opinion entre les élèves. Lancer un débat, avec le thème « petite potager et grand maraîcher. »


Etape 5. Les voyages des légumes avant d’arriver dans nos assiettes

Objectif : Comprendre le système de filières agricoles et des légumes transformés, vendus dans un supermarché.

1. Visiter une centre de conditionnement de légumes ;

2. Visiter une usine de transformation de produits cuisinés avec des légumes.

3. Visiter un supermarché et chercher les produits fabriqués avec le légume thématique que chaque groupe a choisi dans l’étape 3. Vérifier la provenance du légume.

4. Chaque groupe prépare une bande dessinée sur une grande feuille, avec le titre, « le voyage du légume, du champ jusqu’à la table. » Comparer avec les autres.

Remarque. Pour éviter l’excès de diversification des sujets, la consommation des produits d’élevages et des pêches, des chasses n’ont pas été mentionné dans ce programme. Mais si on ajoute quelques étapes d’études supplémentaires, comme la visite de fermes d’animaux, la visite d’abattoirs, et les cours de cuisine avec des poulets abattus eux-mêmes dans ce programme, on peut supposer que ce programme pourrait être pédagogiquement mieux perfectionné.


Etape 6. L’avenir des nourritures dans notre planète

L’objectif : En révisant les activités jusqu’à l’étape 5, on guide les élèves à réfléchir sur le meilleur avenir

1. Regarder des émissions sur le sujet la pénurie de nourriture dans certains pays et les problématiques environnementales à cause de la surproduction de produits agricoles.

2. Ensuite, faire lister les enjeux problématiques de nos jours autour du sujet de l’alimentation et de l’agriculture.

3. Faire lister tous les personnages, apparus durant le programme d’étude, et faire jouer un jeu de rôle entre les élèves, avec le thème « comment on va nourrir nos enfants dans le futur. »

Clôture du programme.

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La cueillette des jeunes pousses de prêles… !!

Asako Hattori // Date de publication 18.12.2012. Faite à Paris



asako, asako,
date de publication : 1er janvier 2014,
date de dernière mise à jour : 18 mars 2013


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